Actualite OCA - La mante religieuse  
Retour à la liste...
         
 

 

04 juin 2014 - La mante religieuse

 

Un film sur la miséricorde de Dieu


Nathalie Saracco a deux passions dans la vie : Dieu et le cinéma. Suite à un terrible accident de voiture où elle frôle la mort, elle fait la rencontre incroyable du Sacré Cœur de Jésus. Dans l’urgence elle écrit le scénario du film qu’elle réalise quelques mois plus tard : La Mante religieuse. Jezabel est une jeune femme séductrice, libérée et rebelle ; qui a soif de tout vivre à l’extrême…jusqu’à toucher le fond. Elle refuse de croire en l’homme et en elle-même. Véritable Marie-Madeleine des temps modernes, elle cache sa fragilité et sapeur d’aimer en repoussant  toujours plus loin les limites de la transgression. Jusqu’au jour où son chemin croise celui de David, un jeune prêtre…

C’est un film qui veut annoncer la miséricorde aux gens qui sont très loin ou très enfoncés dans le péché. La rencontre du Christ peut renverser leur vie.

Ce film, entièrement financé par des investissements privés, s’inscrit dans le mouvement de la « nouvelle évangélisation ». Venez le découvrir en avant-première lundi 14 avril à 20h15 au cinéma Vox, 17, rue des Francs Bourgeois à Strasbourg en présence de la réalisatrice Nathalie Nathalie Saracco.

Parlez-en autour de vous, ce film va faire parler de lui, ce film va nous bousculer dans notre manière de dire Dieu aujourd’hui.

Source

 

En savoir davantage

Ce film, qui sortira le 4 juin prochain au cinéma, raconte l’histoire de Jézabel, jeune femme séductrice, libre et rebelle qui a soif de tout vivre à l’extrême, jusqu’à toucher le fond. Elle refuse de croire en l’homme et surtout en elle-même. Véritable Marie-Madeleine des temps modernes, elle cache sa fragilité et sa peur d’aimer en repoussant toujours plus loin les limites de la transgression. Jusqu’au jour où son chemin va croiser celui de David, un jeune prêtre…

Note d'intention de la réalisatrice, Nathalie Saracco :
Un bel après midi de juillet… deux jeunes femmes au volant d’une puissante voiture prennent l’autoroute de Normandie. L’une d’elle est réalisatrice et sort tout juste d’un rendez-vous avec un producteur de renom qui souhaite produire son film. La jeune femme est aux anges… après toutes ces années de galères se dit-elle, ça y est ! Je vais enfin pouvoir réaliser mon rêve d’enfant : mettre en scène mon premier long ! Pour une fois, elle se sent forte !

Indestructible… rien ne peut lui arriver ! Elle vient de passer de l’autre côté de la barrière qui sépare ceux qui rêvent des gagnants…elle roule heureuse, légère, caressant la douce idée de sa réussite. En effet, maintenant, plus rien ne peut lui arriver…sauf ce terrible accident à 130 KMH avec ce satané 10 tonnes et cette Espace propulsée telle un fauve bondissant sur leur voiture ! Un tsunami de chocs plus violents les uns que les autres projette le véhicule sur la glissière de sécurité. Les deux jeunes femmes se retrouvent encastrées dans la tôle, prisonnière de l’imprévu. La réalisatrice peine pour respirer et se met à cracher du sang. Beaucoup. Elle se sent partir…petit à petit cette énergie insondable que l’on nomme La vie la quitte. Elle « La vivante », devient dure comme du bois, froide comme La mort ! En effet, « elle passe de l’autre côté de la barrière » mais pas celle qui était prévue…et là, une rencontre. Une rencontre qui va bouleverser ses plans, qui va bouleverser sa vie…

J’ai écrit La Mante Religieuse suite à cette improbable expérience. Je l’ai écrit dans l’urgence, la passion, la folie. Le premier jet faisait 200 pages et je l’ai fait en 12 jours ! Dire que La Mante Religieuse ne me ressemble pas serait mentir. Dire qu’elle me ressemble serait aussi mentir… Jézabel, « pro de la vie en 3D » (Dope-Destroy-Dégoût), croise le chemin d’un prêtre qui va lui révéler un tout autre éclairage de vie : celui de l’amour…mais comment aimer quand on se déteste ! Comment croire aux autres quand on ne croit pas en soi-même ? Quel est Le sens de La vie ? Et Dieu dans tout ça…

Notre société individualiste et désincarnée, en perte d’identité, est en quête plus que jamais de repères, de vérité, d’amour. C’est du reste ce dont Jézabel a besoin même si elle l’ignore et en est la dernière informée…

Les avis :

Frère Samuel Rouvillois, membre de la Congrégation des Frères de Saint Jean, titulaire d’un doctorat de philosophie à l’université de la Sorbonne Paris I (Corps et Sagesse, publié aux Editions Fayard, 1995) et d’une maîtrise de théologie à l’université catholique de Lyon :
La mante religieuse, un film catho ?, un film blasphématoire ?, morale ou scandale ? D’abord  l’histoire d’un amour improbable, impossible, sans issue, entre deux être qui font tout pour l’éviter.

Choisir d’aimer c’est prendre le risque d’être confronté au meilleur comme au pire, c’est prendre le risque d’aller aux extrêmes de l’humain. Ici la détermination courageuse et naïve d’un jeune prêtre rencontre le désespoir acide et violent d’une jeune femme qui n’a plus rien d’autre à perdre qu’elle même. Le plaisir de détruire lui tient lieu d’amour, le désir d’aider et de conduire à Dieu anime le coeur de celui qu’elle a décidé de « se faire ». Un combat à mort entre la fragilité de l’espérance et le pouvoir de dévastation du mal. En nous la bête et le saint, la lumière et les ténèbres, le sourire de Dieu et le ricanement du diable s’affrontent. Qui en sortira vainqueur et à quel prix ? Un corps à corps, pour sauver une âme ou en perdre une autre ? Bienvenue au coeur de la tragédie humaine : nul n’en sort indemne.

Père Yves Guerpillon, responsable de l’aumônerie étudiante catholique Jean-Paul II à Saint-Etienne :
Dans une enveloppe très actuelle, j’ai retrouvé avec joie l’étreinte brûlante du Dieu de la Bible en particulier dans le Cantique des Cantiques (Ct 8,6-8) : « car l’amour est fort comme la mort, la passion est implacable comme l’abîme. Ses flammes sont des flammes brûlantes c’est un feu divin ! Les torrents ne peuvent éteindre l’amour, les fleuves ne l’emporteront pas. » A voir pour aller au plus profond de soi-même à la rencontre de Celui qui est plus intime à moi-même que moi-même. »

 

 

Le site

 

Dans La Vie le 07 juin 2014

Dans La Mante religieuse, Jézabel, artiste égarée cumulant les conquêtes, fait le pari de séduire un prêtre. Histoire forte de rédemption ou film cliché ?

 

Un film réalisé par une convertie sur la conversion, des acteurs reconnus, La Mante religieuse de Natalie Saracco a tout, a priori, pour plaire à nos lecteurs. Et pourtant, la rédaction de La Vie est partagée sur l'intérêt d'aller voir le film. 

« La sincérité de Natalie Saracco n’est nullement en cause. Mais le cinéma, surtout quand il vise au meilleur, ne relève pas de l’édification, explique Frédéric Théobald, notre critique cinéma. Tarkovski, cinéaste pour qui le spirituel était central, aimait citer Engels : « Plus le point de vue de l’artiste est caché, meilleure est l’œuvre d’art. » Hélas ici, tout est balisé. Pour raconter cette variation contemporaine sur le thème de la pécheresse qui sera sauvée, la réalisatrice use et abuse des clichés. L’artiste est forcément droguée, sa moralité aussi sombre que son esprit. Le prêtre, d’une beauté physique qui se veut beauté de l’âme. Qui se sentira touché par pareille histoire ? Qui se reconnaîtra dans ces personnages sans nuances ?» 

Au contraire, estime Marie-Lucile Kubacki, journaliste chargée des questions religieuses, la répartition des rôles n'est pas si convenue : « Elle le dévore des yeux. Il résiste. Mais la responsabilité est plus partagée qu’il n’y paraît. En secret, il s’effondre en larmes au pied de la Croix. Pas de cléricalisme béat, aucun personnage n’est épargné, le prêtre et la femme sont à égalité dans la tempête qui les emporte. Nul n’a le monopole de l’amour. Et encore moins de l’amour de Dieu. Il s’épuise, se met à genoux pour la relever. Plus il fuit Jézabel, plus elle le suit à cor(ps) et à cri(s). Et sa résistance d’homme qui se bat jusqu’au sacrifice de sa vie, pour rester fidèle à une promesse, qui tout à coup n’engage pas que lui, sculpte son âme à elle. Son « non » à lui façonne son « oui » à elle : tel est le sujet du film. »

«Si l’on cherche une histoire de conversion, alors autant revoir Europe 51, de Rossellini. Là on trouvera la violence des émotions, une passion qui entraîne le personnage vers l’Autre. », tranche Frédéric Théobald. 

«On aurait aimé un prêtre plus « bernanosien », plus fourni, peut-être, en pâte humaine, reconnaît Marie-Lucile Kubacki. Mais dans le fond, il y a l’essentiel d’un point de vue spirituel : la passion, la lumière et la violence des Évangiles, de la vie. L’idée qu’il y a dans l’amour une radicalité qui ne souffre pas les bons sentiments. »

Que faire, alors face à ces deux avis opposés ? Aller voir le film pour vous faire votre idée.

Source

 

   
Documents à télécharger
Service Diocésain de l'Enseignement & de la Catéchèse / 15, rue des Écrivains - 67000 STRASBOURG / contact@ere-oca.com / mentions légales