Actualite OCA - Vivre libre  
Retour à la liste...
         
 

 

07 février 2014 - Vivre libre

 

Les conseils de Christine Aulenbacher

 

Meurtrie par des blessures trop longtemps tues, cette théologienne a connu, grâce à Dieu, une guérison intérieure. Depuis, en accord profond avec elle-même, elle consacre une partie de son temps à l'accompagnement, sur le plan spirituel et psychologique, des personnes en souffrance. Pour La Vie, elle livre le sens de sa foi et ses conseils spirituels.

 

 

 

1. Partez à la rencontre de vous-même

On pourrait écrire connaître « co-naître », dans le sens de « naître à soi-même ». Il est essentiel d’avoir conscience de ses richesses et de ses limites. Nous avons le droit d’être fiers de nos qualités, c’est même fondamental : l’amour des autres doit passer par un amour de soi, bien étranger au narcissisme et à l’égocentrisme. De lui dépendra notre propension à accepter la différence, car les deux vont ensemble : la plupart des personnes qui sont mal dans leur peau ne se connaissent pas bien, et ne s’acceptent pas comme elles sont. Lorsqu’elles rencontrent quelqu’un qui, au contraire, est en paix avec lui-même et sait se positionner clairement, cela les renvoie à leur incapacité à se dire, à exister. Cela peut aussi réveiller en elles diverses formes d’agressivité, de rivalité, de mal-être.

2. Protégez-vous et nourrissez-vous de la Parole de Dieu

Nous avons souvent du mal à veiller sur nous-même. Or, apprendre à nourrir et garder son espace intérieur est fondamental, car il est sacré. En cela, la Parole de Dieu et la vie de prière peuvent nous apprendre à cultiver notre « cellule intérieure », comme le décrit si bien Élisabeth de la Trinité, à nous protéger, à nous laisser habiter par la présence divine. « Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur », dit saint Paul (Romains 8, 15). « Forts d’une pareille espérance, nous sommes pleins d’assurance » (2 Corinthiens 3, 12) et nous pouvons avancer avec confiance au large de nos possibilités.

3. Soyez exigeant et bienveillant

« Que ton oui soit oui, que ton non soit non », a dit Jésus. Bien se connaître, c’est être clair avec soi-même et avec les autres. Ce n’est pas parce qu’on dit non à quelqu’un qu’on ne l’aime pas. Un « non » prononcé l’est souvent pour un plus grand « oui ». L’exigence, la connaissance de soi, la fermeté et la bienveillance peuvent faire de chacun de nous un être libre, responsable, réconcilié et vivant. C’est lorsque je suis libre intérieurement que je peux respecter l’autre et l’aimer vraiment, me tenir debout dans mon existence et permettre à l’autre de s’élever dans la sienne, avec justesse et cohérence.

 

 

 

 

 

 

 

   
Documents à télécharger
Service Diocésain de l'Enseignement & de la Catéchèse / 15, rue des Écrivains - 67000 STRASBOURG / contact@ere-oca.com / mentions légales