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15 novembre 2013 - Giel entre au monastère

 

A 15 ans, il part en Inde pour devenir moine bouddhiste

 

AFP le 09 septembre 2013

Giel, jeune belge de 15 ans, devait prendre l'avion pour l'Inde afin d'entamer une formation pour devenir « lama », maître bouddhiste, vendredi 13 septembre. A une heure de son départ, la Cour d'appel de Gand a convoqué le jeune homme et sa mère leur signifiant qu'une enquête approfondie allait être menée et que l'adolescent « ne recevrait pas pour l'instant d'autorisation de se rendre à l'étranger ».

L'adolescent a été initié au bouddhisme par sa mère et ce, depuis son plus jeune âge. Il devait se rendre au monastère de Joonang, près de Katmandou, pour suivre les 12 années de formations d'un lama bouddhiste. Il avait raconté son futur mode de vie à la presse belge : « J'aurai une journée libre par semaine. Je partagerai ma chambre avec quatre autres moines. Je vais aussi m'initier au yoga. Ce sera parfois difficile, surtout au début. Mais tout le côté matérialiste ne me manquera pas. La vie ordinaire d'un adolescent ne m'intéresse pas. » Le garçon connaissait même déjà son nom monastique : Lobsang Nyima.

Le Tribunal de la jeunesse de Gand a démarré une enquête pour en savoir plus sur la situation familiale de l'enfant : « Cela fait partie de nos tâches de protéger les mineurs. C'est la raison pour laquelle nous examinons les conditions de vie au domicile du jeune homme », a expliqué An Schoonjans, porte-parole du parquet. Selon Le Soir, l'oncle de Giel a tiré la sonnette d'alarme : « Mon neveu est une victime, car il est maintenu isolé du monde qui l'entoure. Je pense qu'il doit avoir la chance d'évoluer dans un environnement sain et de nouer des liens avec d'autres jeunes de son âge. Sa relation quasi exclusive avec sa mère a entraîné des retombées néfastes pour lui. J'espère que l'intervention des autorités pourra remédier à cela ». Il n'a pas vu son neveu ces dernières années.

La justice belge avait d'abord décidé de ne pas s'opposer au départ du jeune homme, mais le parquet a fait appel de cette décision juste avant que Giel ne se rende à l'aéroport. La Cour d'appel a donc retardé son départ.

Sources : RTBF, AFP, Belga, 7sur7.


AFP le 15 novembre 2013

Deux mois après en avoir été empêché par la justice, un jeune bouddhiste belge de 15 ans a finalement pu s'envoler pour l'Inde, mercredi 13 novembre, afin d'entamer une formation pour devenir moine dans un monastère reculé. « C'est un rêve qui devient réalité », a déclaré l'adolescent, prénommé Giel, à l'aéroport de Bruxelles, quelques instants avant de s'embarquer pour le pays de Gandhi.

Initié au bouddhisme par sa mère, il a choisi de se rendre dans le monastère de Jonang Takten Phuntsok Choeling à Sanjauli (Etat du Himachal Pradesh, nord de l'Inde), une ville perchée à 2.400 mètres d'altitude à la frontière avec le Tibet. Une fois sur place, le jeune Belge suivra un programme chargé : réveil à six heures du matin, participation aux cérémonies de prière, cours de philosophie bouddhiste et pratique de la langue tibétaine. « J'aurai une journée libre par semaine, précise Giel, qui semble peu inquiet. Je partagerai ma chambre avec quatre autres moines. Je vais aussi m'initier au yoga ».

Dès la semaine prochaine, le garçon changera de nom et se fera appeler Lobsang Nyima. Son apprentissage de la langue tibétaine devrait durer trois ans, mais il lui faudra effectuer douze années d'études avant d'atteindre le statut de maître bouddhiste. « Ce sera parfois difficile, surtout au début. Mais tout le côté matérialiste ne me manquera pas. La vie ordinaire d'un adolescent ne m'intéresse pas », avait-il expliqué à des journaux flamands.

Le 13 septembre, les magistrats avaient empêché son départ, moins d'une heure avant qu'il n'embarque. La justice belge avait été alertée par des reportages de la télévision flamande et par son oncle, qui estimait que l'adolescent n'avait « pas la maturité » nécessaire pour prendre une telle décision et qu'il avait été « endoctriné » par sa mère. La cour d'appel de Gand avait alors exigé qu'une enquête approfondie soit réalisée sur sa situation familiale. L'adolescent s'est soumis à ces examens, puis a accepté d'être encadré par un organisme public d'aide à la jeunesse. « Ils ont tout examiné et je suis tout à fait normal », s'est réjoui Giel. « Je suis impatient de revoir les moines et mes amis », a ajouté le jeune homme aux cheveux courts, qui avait endossé un « kesa », la traditionnelle robe des moines. « Dès l'instant où il est question d'une démarche volontaire (...), le tribunal de la jeunesse ne peut plus intervenir » a expliqué mercredi 13 novembre une porte-parole du parquet.

   
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